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Votes totaux : 31

[Entrevue]

Entrevue avec Tha Playah

Tha Playah

Après plusieurs tentatives infructueuses, les productions Kanibalz ont enfin permis aux ravers québécois de se défoncer sur le Mainstream Hardcore du jeune prodige hollandais Tha Playah. Le massacre a eu lieu le 18 juillet dernier au cours de la septième édition de la saga Human Blood, au Complexe Méduse de la vieille capitale.

Datagram Radio a profité de l'occasion pour rencontrer celui dont tant de gens réclamaient la présence.

DJ depuis le milieu des années 90, Jim Hermsen alias Tha Playah, a commencé à produire sa propre musique en 2000. Il est l'un des rares artistes Mainstream Hardcore à avoir amorcé sa carrière en signant sur la plus prestigieuse étiquette du genre, Neophyte Records. Sa carrière a explosé dès sa première parution, Hit'Em (2002), qu'il a dès lors fait résonner à travers le monde. Le prodige a ensuite enfilé les succès tels Weird Shit (2003), Fuck tha Fame (2004) ainsi que Rotterdam Nightmare (2004), thème de l'événement mythique du même nom, qui ont fait de lui la nouvelle grande vedette du Hardcore.

L'artiste originaire de Nÿmegen se dit inspiré par tout ce qu'il entend; « J'écoute tous les genres de musique, mais, la plupart du temps, j'utilise des échantillons provenant du Hip Hop et du cinéma ». Qu'en est-il de l'influence de l'actualité ou de la politique sur son travail? « Avez-vous déjà vu notre premier ministre (le démocrate-chrétien Jan Pieter Balkenende, dit « Harry Potter »)? Cherchez des vidéos de lui sur Internet, vous allez comprendre pourquoi la politique ne m'intéresse pas! », déclare-t-il, manifestement amusé.

Questionné sur la chance de pouvoir vivre de son art, Tha Playah répond en être pleinement conscient et de réaliser son rêve à fond. « Je joue de deux à trois fois par semaine depuis deux ans, et ce, partout dans le monde. La semaine dernière j'étais en Russie et je m'envole immédiatement pour l'Espagne », explique-t-il, le regard un peu perdu par tout le chemin parcouru depuis ses débuts.

L'envergure de la scène Hardcore européenne n'est évidemment pas comparable à celle du Québec. Et c'est tant mieux pour Tha Playah! Le DJ producteur explique qu'un party de 300 personnes comme Human Blood lui permet un peu de relaxer entre les gros festivals de l'été. Depuis les derniers mois, la bête de scène s'est notamment produite à Defqon.1, un festival à 9 scènes ayant réuni près de 40 000 personnes le 13 juin aux Pays-Bas, et il se prépare pour plusieurs événements du même genre, notamment le Decibel Outdoor en août et le Defqon.1 australien en septembre. Décidément, on ne chôme pas dans le monde du Mainstream Hardcore!

Questionné sur ce qu'il avait le plus apprécié au Québec, il répond sans équivoque, « les gens ». « Je n'ai jamais vu une foule aussi folle dans un party sans alcool! » dit-il en s'esclaffant. Manifestement touché, il souligne qu'il est toujours surpris d'entendre des gens de partout dans le monde chanter les paroles de ses chansons. Une soirée dont il se souviendra longtemps, dit-il, en espérant pouvoir recommencer l'expérience dès 2010. Un dernier mot pour les ravers? « Merci de m'avoir prouvé que la musique Hardcore vit réellement au Canada! »

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